Comment obtenir un crédit immobilier pour un investissement locatif ?
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. La diminution du montant des mensualités entraine l’allongement de la durée de remboursement et majore le coût total du crédit. Aucun versement de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou de plusieurs prêts d’argent. Pour tout financement relevant des articles L312-1 et suivants du Code de la Consommation, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de l’acceptation du crédit. Pour un financement relevant des articles L313-1 et suivants du Code de la Consommation, vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours à compter de la réception du contrat de crédit. Gestion de vos données personnelles et descriptif du service ⇲ Ce service est proposé par Mamensualité.fr, marque commerciale de CVL FINANCES, Sarl au capital de 12322 €, siège social : Rue de l’Université, zone Futura 62113 VERQUIGNEUL, RCS ARRAS n°751 624 701, immatriculée à l’ORIAS sous le numéro 12 067 459 en qualité de Mandataire non exclusif en opérations de banque et en service de paiement, Courtier en opérations de banque et en services de paiement, Courtier d’assurance ou de réassurance et Mandataire d’intermédiaire d’assurance. (Informations disponibles sur www.orias.fr). Les données recueillies sont destinées à CVL Finances et à ses partenaires dans le cadre de l’étude de votre demande. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition et de portabilité, dans le respect de la réglementation en vigueur, aux données vous concernant. Pour l’exercer, remplissez notre formulaire de contact. Pour plus d’information concernant le traitement des données, veuillez consulter nos conditions générales d’utilisation.
- Par Pauline Duhamel |
- Mis à jour le Lundi 27 Avril 2026 à 11h00
Le crédit immobilier locatif permet d’acheter un bien destiné à la location en utilisant l’effet de levier bancaire. En 2026, cette stratégie reste pertinente, mais elle exige une analyse plus fine qu’avant : taux de crédit, mensualité, loyer, rentabilité nette, fiscalité, DPE et vacance locative doivent être étudiés avant de signer.
Après une année 2025 marquée par la fin du Pinel, des contraintes énergétiques plus fortes et une sélection bancaire exigeante, l’investissement locatif doit être construit avec méthode. Le bon projet n’est pas forcément celui qui affiche le rendement brut le plus élevé, mais celui qui reste finançable, louable et durable dans le temps.
Qu’est-ce qu’un crédit immobilier locatif ?
Un crédit immobilier locatif est un prêt destiné à financer l’achat d’un logement qui sera mis en location. Contrairement à l’achat d’une résidence principale, l’objectif est de générer des loyers pour contribuer au remboursement du prêt et construire un patrimoine sur le long terme.
La banque analyse le projet sous deux angles : votre situation personnelle et la cohérence économique de l’investissement. Elle regarde vos revenus, vos charges, votre apport, votre taux d’endettement, mais aussi le loyer prévisionnel, l’emplacement, l’état du bien et le risque de vacance locative.
Le financement peut concerner un appartement ancien, un logement neuf, une maison divisée, une location meublée, une colocation ou un bien destiné à la location nue. Chaque stratégie a ses avantages, ses contraintes et sa fiscalité.
Investissement locatif en 2026 : ce qui change par rapport à 2025
L’année 2025 a marqué un tournant pour les investisseurs. La fin du dispositif Pinel au 1er janvier 2025 a réduit les incitations fiscales dans le neuf. En parallèle, les logements énergivores sont de plus en plus difficiles à louer, car le diagnostic de performance énergétique devient un critère central pour les banques, les locataires et les investisseurs.
En 2026, les taux immobiliers se sont stabilisés autour de 3 % à 3,5 % selon les durées et les profils. Cette stabilisation permet de recalculer plus sereinement les projets, mais elle ne suffit pas à rendre tous les investissements rentables. Le prix d’achat, le loyer, les charges, les travaux et la fiscalité restent déterminants.
Les taux autour de 3,26 % sur 20 ans permettent de simuler plus précisément la mensualité et le coût du crédit.
L’investissement locatif doit davantage reposer sur la qualité du bien et sa rentabilité réelle que sur un avantage fiscal.
Les logements mal classés nécessitent une analyse travaux pour rester louables et préserver leur valeur.
Quel taux pour un crédit immobilier locatif en 2026 ?
En avril 2026, les taux immobiliers moyens observés par CAFPI sont de 3,26 % sur 20 ans et 3,38 % sur 25 ans, hors assurance. Les meilleurs profils peuvent parfois obtenir de meilleures conditions, mais le taux dépend toujours du dossier : revenus, apport, stabilité professionnelle, endettement, durée et qualité du projet.
Pour un investissement locatif, la banque peut être plus attentive qu’une résidence principale, car elle doit évaluer le risque locatif. Elle peut retenir seulement une partie des loyers futurs dans le calcul de l’endettement, afin d’intégrer les charges, la vacance ou les impayés.
| Durée du crédit | Taux moyen observé | Avantage | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| 15 ans | environ 3,07 % | Coût total plus faible | Mensualité plus élevée, cash-flow plus tendu |
| 20 ans | environ 3,26 % | Bon équilibre entre mensualité et coût total | Nécessite un rendement locatif cohérent |
| 25 ans | environ 3,38 % | Mensualité plus basse, cash-flow facilité | Coût total du crédit plus élevé |
Les taux sont indicatifs, hors assurance, et peuvent varier selon les banques, les régions, le profil emprunteur et la qualité du projet locatif.
Comment calculer la mensualité d’un crédit immobilier locatif ?
La mensualité dépend du montant emprunté, de la durée, du taux, de l’assurance et des frais intégrés au financement. Pour un investisseur locatif, la mensualité doit être comparée au loyer attendu afin de mesurer le cash-flow, c’est-à-dire l’effort d’épargne réel chaque mois.
Une mensualité inférieure au loyer ne signifie pas forcément que l’opération est rentable. Il faut aussi intégrer la taxe foncière, les charges non récupérables, l’assurance propriétaire non occupant, les frais de gestion, les travaux, la vacance locative et l’impôt sur les loyers.
| Montant emprunté | Durée | Taux indicatif | Mensualité hors assurance | Usage locatif possible |
|---|---|---|---|---|
| 120 000 € | 20 ans | 3,26 % | environ 680 € | studio, T2 en ville moyenne, petit investissement meublé |
| 180 000 € | 20 ans | 3,26 % | environ 1 020 € | T2/T3, bien ancien avec travaux ou colocation |
| 250 000 € | 25 ans | 3,38 % | environ 1 235 € | grande ville, immeuble divisé ou investissement patrimonial |
| 300 000 € | 25 ans | 3,38 % | environ 1 480 € | projet patrimonial, colocation ou bien premium |
Ces montants sont indicatifs et n’intègrent pas l’assurance emprunteur, les frais de garantie, les frais de dossier ni les éventuels travaux.
Exemple concret de crédit immobilier locatif
Un investisseur achète un appartement ancien à 170 000 €. Il prévoit 10 000 € de frais de notaire et 15 000 € de travaux, soit un coût total de 195 000 €. Il finance le projet avec un crédit sur 20 ans.
- Montant financé : 195 000 €
- Taux indicatif : 3,26 % hors assurance
- Mensualité estimée hors assurance : environ 1 105 €
- Loyer mensuel visé : 950 €
- Effort d’épargne apparent : environ 155 € par mois avant charges et fiscalité
Ce projet peut être intéressant si le quartier est demandé, si le bien est facilement louable, si les travaux améliorent le DPE et si la fiscalité choisie limite l’impact des loyers imposables. Sans analyse complète, la rentabilité brute seule ne suffit pas.
Comment calculer la rentabilité d’un investissement locatif ?
La rentabilité brute est le premier indicateur, mais elle reste incomplète. Elle se calcule en divisant le loyer annuel par le prix total du projet. Pour obtenir une vision plus réaliste, il faut calculer la rentabilité nette après charges, puis la rentabilité nette après fiscalité.
| Indicateur | Formule | Utilité | Limite |
|---|---|---|---|
| Rentabilité brute | Loyer annuel / coût total du projet x 100 | Comparer rapidement plusieurs biens | Ne tient pas compte des charges ni des impôts |
| Rentabilité nette | Loyer annuel - charges / coût total x 100 | Mesurer la performance réelle avant fiscalité | Dépend des charges estimées |
| Cash-flow | Loyers encaissés - mensualité - charges - impôts | Mesurer l’effort mensuel réel | Peut varier avec les travaux et la vacance |
| Rentabilité nette nette | Revenus après charges et fiscalité / coût total | Comparer les stratégies fiscales | Nécessite une simulation personnalisée |
Quelle durée choisir pour un crédit immobilier locatif ?
La durée du crédit influence directement la mensualité et le coût total. Une durée courte réduit les intérêts, mais augmente la mensualité et peut rendre le cash-flow négatif. Une durée longue améliore le reste à vivre mensuel, mais augmente le coût du financement.
Pour un investissement locatif, la durée de 20 à 25 ans est souvent étudiée, car elle permet d’aligner la mensualité avec le loyer. Le choix dépend toutefois de votre stratégie : générer du cash-flow, rembourser vite, préparer la retraite ou construire un patrimoine à long terme.
Adapté aux revenus solides et aux projets très rentables, mais plus exigeant sur le budget mensuel.
Durée équilibrée pour maîtriser le coût du crédit tout en conservant une mensualité réaliste.
Intéressant pour préserver le cash-flow, mais le coût total du crédit devient plus élevé.
Apport personnel : faut-il investir avec ou sans apport ?
L’apport personnel rassure la banque et peut faciliter l’obtention du crédit. Il peut couvrir les frais de notaire, les frais de garantie ou une partie des travaux. En 2026, les banques restent attentives à la solidité du dossier, notamment pour les investissements locatifs.
Investir avec peu d’apport permet de maximiser l’effet de levier bancaire, mais augmente la mensualité et le risque de cash-flow négatif. À l’inverse, un apport important réduit la mensualité, mais immobilise une partie de votre épargne. Le bon équilibre dépend de votre trésorerie, de votre tolérance au risque et du rendement du projet.
| Stratégie | Avantage | Limite | Profil adapté |
|---|---|---|---|
| Sans apport ou faible apport | Effet de levier maximal | Dossier plus difficile et mensualité élevée | Revenus solides, bonne épargne de sécurité |
| Apport frais de notaire | Montage plus rassurant pour la banque | Mobilise une partie de l’épargne | Investisseur équilibré |
| Apport important | Mensualité plus faible et cash-flow amélioré | Effet de levier réduit | Profil prudent ou proche de la retraite |
Location nue, location meublée ou colocation : quelle stratégie financer ?
Le type de location influence la rentabilité, la fiscalité, la gestion et le risque. La location nue est souvent plus stable, mais moins rentable. La location meublée peut générer un meilleur loyer et bénéficier d’un cadre fiscal spécifique, mais elle demande plus de gestion. La colocation peut améliorer le rendement, surtout dans les villes étudiantes, mais nécessite un bien adapté.
| Stratégie locative | Rendement potentiel | Gestion | Profil adapté |
|---|---|---|---|
| Location nue | Modéré | Simple et stable | Investisseur patrimonial long terme |
| Location meublée | Souvent supérieur à la location nue | Intermédiaire | Investisseur recherchant rendement et fiscalité optimisée |
| Colocation | Élevé si le secteur est adapté | Plus active | Investisseur dynamique en ville étudiante ou tendue |
| Location saisonnière | Variable et parfois élevé | Très active | Investisseur expérimenté, réglementation locale vérifiée |
Les critères bancaires pour obtenir un crédit immobilier locatif
Pour accorder un crédit immobilier locatif, la banque vérifie votre solvabilité et la cohérence du projet. Les loyers futurs peuvent être intégrés dans l’analyse, mais rarement à 100 %. Les établissements appliquent souvent une pondération pour tenir compte des charges et des périodes sans locataire.
- Revenus stables et suffisants pour absorber la mensualité.
- Taux d’endettement cohérent après prise en compte du projet.
- Épargne résiduelle suffisante après l’apport.
- Bien situé dans une zone avec une demande locative réelle.
- DPE compatible avec la location ou travaux clairement chiffrés.
- Loyer prévisionnel réaliste, justifié par le marché local.
- Gestion des charges, taxe foncière, assurance et vacance locative anticipée.
Où investir avec un crédit immobilier locatif ?
Le choix de la ville est déterminant. Une rentabilité élevée peut cacher un risque de vacance, tandis qu’une grande ville peut offrir une rentabilité plus faible mais une meilleure liquidité. Il faut donc comparer le prix au mètre carré, le loyer moyen, la demande locative, l’emploi, les transports, les écoles et la dynamique démographique.
Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes ou Toulouse offrent une forte demande, mais les prix élevés réduisent souvent le rendement.
Les villes moyennes dynamiques peuvent offrir un meilleur rapport prix / loyer si la demande locale est solide.
Les studios, T2 et colocations peuvent fonctionner si l’emplacement est proche des transports et des pôles d’étude.
DPE et travaux : un point clé pour le financement locatif
Le diagnostic de performance énergétique est devenu un critère stratégique. Un logement mal classé peut nécessiter des travaux pour rester louable, attirer les locataires et éviter une décote à la revente. Les banques regardent donc de plus en plus l’état énergétique du bien avant de financer.
Acheter un bien avec travaux peut être intéressant si le prix est négocié et si les travaux améliorent réellement la performance énergétique. En revanche, un mauvais DPE sans budget travaux peut fragiliser la rentabilité et compliquer le financement.
- Demander les diagnostics avant de faire une offre.
- Chiffrer les travaux avec des devis réalistes.
- Vérifier l’impact des travaux sur le loyer et la valeur du bien.
- Intégrer les travaux dans le plan de financement si possible.
- Éviter les biens énergivores lorsque le coût de rénovation est incertain.
Les erreurs à éviter avant de signer un crédit immobilier locatif
Un investissement locatif réussi repose sur des hypothèses prudentes. Beaucoup d’erreurs viennent d’une rentabilité surestimée, d’un loyer trop optimiste ou d’un oubli des charges. Avant de signer, il faut tester plusieurs scénarios : vacance locative, travaux imprévus, hausse de taxe foncière ou baisse de loyer.
- Calculer uniquement la rentabilité brute sans intégrer les charges.
- Oublier la fiscalité des loyers dans le calcul du cash-flow.
- Sous-estimer la taxe foncière, les charges de copropriété ou les travaux.
- Acheter dans une ville sans demande locative vérifiée.
- Financer un bien avec un mauvais DPE sans budget travaux.
- Choisir une durée trop courte qui dégrade fortement le cash-flow.
- Ne pas comparer plusieurs offres de crédit et d’assurance emprunteur.
Pour aller plus loin
Avant de financer un investissement locatif, il est utile de comparer votre capacité d’emprunt, votre mensualité et les solutions de financement disponibles. Ces ressources vous aident à préparer votre projet et à arbitrer entre achat locatif, résidence principale ou stratégie patrimoniale.
Estimez votre mensualité, votre capacité d’emprunt et le coût total de votre financement immobilier.
Comparez les placements immobiliers et financiers pour choisir une stratégie adaptée à votre profil.
Si votre taux d’endettement est trop élevé, découvrez les solutions pour retrouver du reste à vivre.
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Pauline Duhamel | A propos de l’auteur Pauline Duhamel suit principalement les thématiques crédit, assurance, courtage, technologies, design… Courtier Mamensualité Technoparc Futura, 62113 Verquigneul |
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