Les mesures sanitaires et les restrictions sur le déplacement des personnes ont constitué les difficultés majeures de l’année 2020. Malgré ce tableau alarmant, le marché du prêt immobilier a maintenu un niveau de croissance dans sa globalité.

15 avril 2021

Bien comprendre la situation grâce aux indicateurs

S’il est un secteur qui a démontré une certaine résilience face à la crise en 2020, c’est celui de l’immobilier. À l’issue du premier confinement, l’effet de rattrapage a donné lieu à une relative stabilité sur les transactions immobilières en matière de production de crédits immobiliers. Le montant global des prêts accordés sur 2020 se chiffre à 252 milliards d’euros, soit une hausse de 2,3 % par rapport à l’année précédente. Si l’on ne tient pas compte des renégociations de crédits, le montant lié à ces transactions est de 192,4 milliards d’euros. Ceci constitue un recul de 0,31 % comparé à 2019 où ce montant était de 193 milliards d’euros.

Le nombre des renégociations de crédits a augmenté durant le premier confinement

Une hausse de près de 12 % a été observée sur la renégociation de crédit en 2020, par rapport à l’année d’avant. Le développement du marché du prêt immobilier a coïncidé avec le premier confinement intervenu au printemps 2020. En avril 2020, l’on a enregistré 47 % de nouveaux crédits offerts. Cela représente un chiffre record de 9,6 milliards d’euros accordés en guise de renégociation de crédit. Comparé aux 3 milliards enregistrés en décembre de la même année, le gap est important. Par ailleurs, l’on estime en moyenne à 23,7 % le nombre de renégociations de prêts accordées à titre de nouveaux crédits en 2020.

La fin de l’année 2020 a connu une inflation sur les logements anciens

Le montant moyen emprunté a connu une augmentation en 2020. C’est ce qui explique l’embellie observée sur le marché du pret immobilier. Cependant, les notaires estiment que le volume des transactions immobilières a connu une baisse de l’ordre de 7 % en 2020. À titre d’illustration, ils évoquent le chiffre de 980 000 transactions effectuées en 2020. Selon les mêmes sources, l’année précédente, l’on dénombrait un million de transactions de ce type. L’inflation qu’a connue le marché immobilier constitue, selon les experts, la principale raison du maintien du volume des investissements en matière d’achats immobiliers.

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À Paris, les transactions sur les logements anciens ont connu une chute vertigineuse

Le constat fait au plan national s’applique aussi bien à Paris. Dans la capitale française, le ralentissement observé dans les autres villes s’est transformé en une chute, voire un effondrement. En effet, la baisse des transactions immobilières observée sur le marché parisien est de l’ordre de 18 %. Si d’habitude, Paris est un indicateur des tensions en cours sur ce marché, ce ne fut pas le cas en 2020. Le besoin d’espace, la montée en puissance du télétravail et un environnement global marqué par la crise sanitaire semblent accorder moins de faveurs à Paris et à l’ensemble de la région parisienne.

En 2020, l’émergence des villes moyennes dotées d’infrastructures modernes et de voies de communication est un fait marquant. Ces agglomérations offrent un meilleur cadre de vie à leurs populations. Toute chose pouvant justifier leur caractère attractif et le boom immobilier en cours.